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(Institut Panafricain de Psychomotricité et de relaxation) de DOUALA – Cameroun. Philippe SCIALOM psychomotricien, psychologue, enseignant en psychologie à l’ISRP. 1. Journée portes ouvertes avec présence de 150 personnes, personnalités, médecins et corps médical, enseignants, et parents d’enfants handicapés. La conférence a accompagné la diffusion de films confiés par l’ISRP et de démonstrations commentées. L’évènement a été fortement médiatisé. Plusieurs interviews d’explication sur la profession et les raisons de la venue d’un délégué de l’OIPR par des radios nationales ont été diffusées en boucle la veille et le jour même. Le délégué du ministère des affaires sociales s’est déplacé la veille avec ses collaborateurs pour monter un dossier en notre présence et avec les documents confiés par l’OIPR et l’ISRP. Sa présence le lendemain et son discours ont confirmé l’intérêt porté. Plusieurs ministères, notamment celui de la santé vont être sollicités. Des séances de travail sont prévues avec la directrice pour établir les compétences professionnelles, des échéances menant vers un diplôme d’état et des exigences indispensables. A Douala la décision a été annoncée d’associer le droit d’ouverture de nouvelles crèches à la présence nécessaire d’un psychomotricien. Le diplôme d’état est envisagé à moyen terme en plusieurs étapes aux conditions d’exigence de recrutement de bacheliers et de validations des acquis approuvés par l’OIPR. 2. De nombreuses consultations « d’enseignement » avec les étudiants, ainsi que de nombreuses visites de centres de soins, de maternité, ont indiqué l’importance du besoin, la réactivité des patients et des soignants, et la compétence des étudiants malgré certaines lacunes. Nous avons travaillé avec les étudiants en plusieurs temps avec les mêmes constatations. 3. La rencontre avec le Cardinal du Cameroun, personnalité religieuse incontournable, au courant du projet de développement de la psychomotricité, a aussi symbolisé d’une autre façon l’implantation de la profession. 4. Rendez-vous avec la Mère Supérieure de la Congrégation pour parler de la légitimité de l’institut qui,à ses débuts, représente une charge importante pour la communauté. L’IPPR a depuis peu acquis à l’intérieur du collège Chevreul (1800 lycéens et collégiens) un local administratif où peuvent avoir lieu des réunions et le travail en petits groupes.
Le problème pour toutes les matières ayant un enseignant, ne réside pas dans l’enseignement mais dans l’assiduité aux cours et la validation de chaque module. • PROPOSITION 1 A L’OIPR DE DOUALA : Nécessité urgente d’établissement d’un règlement intérieur régissant l’assiduité et la validation des examens. Modèle fourni à la directrice devant aussi servir aux groupes de travail prévus avec le ministère des affaires sociales (décret de compétence et règlement des études et des validations des connaissances).
La psychomotricité, matière principale : l’enseignement de la psychomotricité théorique et pratique, souffre de l’absence d’un véritable enseignement depuis un an. Toutefois, si les lacunes ne sont pas négligeables, elles ne sont pas si importantes que l’on pouvait l’imaginer grâce aux points suivants qui se sont trouvés efficaces :
• PROPOSITION 2.1 VENANT DE L’OIPR : Dans l’état de nos moyens actuels qui sont du ressort du bénévolat :
• PROPOSITION 2.2 A L’OIPR DE DOUALA : La pratique et l’entraînement aux situations psychomotrices doit être obligatoire : (Présences à chaque demi-journée relevée.) Il est proposé un système de travail inter-promotions, deux samedis par mois, planifiés à l’avance par les délégués de chaque promotion. Chaque demi journée est structurée de la façon suivante : a) Un temps principal alternant entre les deux thèmes suivants et réunissant toutes les promotions en deux groupes mélangés : - Entraînement à la mise en situation pratique, préparées à l’avance par chaque étudiant tour à tour (éducation psychomotrice pour les première année, réeducation et thérapie pour les autres. - Idem pour le bilan, les IPPR 1 étant cobayes, les IPPR2 plus souvent observateurs et IPPR3 plus souvent en place de psychomotricien. b) Un temps plus court en groupes de dix maximum, alternant entre les quatre thèmes suivants : - Relaxation. - Entretiens de bilan, de premier rendez vous, de guidance parentale etc… - Groupes de paroles sur les stages, patients, problèmes et questions rencontrées … - Groupes de lecture sur texte de Winnicott pour commencer.
La validation des acquis en psychomotricité n’est pas validée depuis un an et insuffisamment auparavant : • PROPOSITION 3.1 A l’IPPR DE DOUALA : 1. MODALITES DE NOTATIONS : Nécessité de mise en place d’une exigence dans la validation des acquis chaque année pour passer dans la classe supérieure avec des examens théoriques et pratique. Il faut envisager les notes de réussite, nécessitant un rattrapage ou nécessitant un redoublement. Il faut mettre en place le mode de notation nécessaire pour obtenir l’attestation d’aptitude professionnelle de psychomotricien de l’IPPR. L’OIPR peut coordonner la création des sujets d’examens et l’aide à la correction notamment lors des passages d’étudiants de troisième année et de professionnels francophones. 2. MODALITES DE VALIDATIONS : Validation d’une présence suffisante au cours de l’année, notamment en cas de moyenne inférieure à 12. Le manque d’assiduité doit être quantifié et sanctionné. MISE EN PLACE DES EXAMENS : PREMIERE ANNEE : - Ecrit sur un grand thème psychomoteur (Tonus, schéma corporel, développement psychomoteur etc.) - Pratique sur l’éducation psychomotrice autour d’un objectif DEUXIEME ANNEE : - Ecrit sur les pathologies d’un grand thème psychomoteur (Tonus, schéma corporel, praxies, développement psychomoteur etc.) - Pratique sur la rééducation psychomotrice autour d’une pathologie et d’un objectif - Pratique sur le bilan et la relaxation TROISIEME ANNEE (y compris ceux qui ont déjà fait une troisième année l’an passé) Pour valider l’attestation d’aptitude professionnel de psychomotricien de l’IPPR les étudiants doivent avoir validé tous les modules de première et deuxième année, puis réussir les épreuves suivantes : 1. UNE EPREUVE ECRITE à partir d’une étude de cas nécessitant une démarche diagnostique, pronostique et de proposition d’indication thérapeutique, sous forme de discussion prenant en compte toutes les données indiquées. 2. TROIS EPREUVES PRATIQUES DEVANT JURY - Epreuve de MSP mise en situation pratique tirée au sort - Epreuve de relaxation proposée par le jury - Epreuve de bilan 3. SOUTENANCE D’UN MEMOIRE • PROPOSITION 3.2 A l’IPPR DE DOUALA RATTRAPAGE : Compte tenu de l’absence de cours et d’examen de psychomotricité depuis un an, il est indispensable d’organiser un rattrapage des examens de l’année précédente en psychomotricité : 1. Tous les étudiants de deuxième année doivent passer en février les examens de psychomotricité première année. 2. Tous les étudiants de troisième année doivent passer en février les examens de psychomotricité deuxième année. 3. Tous les étudiants ayant fini leur troisième année doivent passer en février les examens de psychomotricité troisième année avant la soutenance du mémoire.
Stages en institution : ils sont variés et adaptés, mais souvent les « maîtres de stages », faute d’être psychomotriciens ne savent pas évaluer le stage, ni comment le diriger. Il manque donc une grille d’évaluation de stage. • PROPOSITION 4 A l’IPPR DE DOUALA Créer (avec l’aide de l’OIPR) une grille d’évaluation des stages par année accompagnée d’une directive pour le maître de stage. La grille devra être remplie et signée en fin de stage et ensuite remise à la directrice pour validation. La répartition et le type de stages doivent suivre le modèle d’enseignement mis en place à l’ISRP.
Certains étudiants « pionniers » (faisant leur quatrième année consécutive et en cours de rédaction d’un mémoire) n’ont pas tous le niveau du bac. Ils ont toutefois des acquis théoriques et pratiques pris sur le terrain parfois aussi consistants que ceux des autres étudiants. Des résultats inégaux touchent donc tous les niveaux de recrutement. Ils n’ont validé aucun module propre à la psychomotricité depuis plus d’un an. • PROPOSITION 5 A l’IPPR DE DOUALA A condition qu’ils aient validé tous les examens prévus dans la proposition 4, les étudiants non bacheliers des premières promotions pourront obtenir la même l’attestation d’aptitude professionnel de psychomotricien décernée par l’IPPR.
Absence totale d’ouvrages de psychomotricité et de références théoriques dans tous les domaines. • PROPOSITION 6 A l’IPPR DE DOUALA Nous continuerons à apporter des numéros de la revue Evolution psychomotrice. A chaque voyage nous apporterons aussi du matériel pédagogique (films de séances et bilans, cours des trois années polycopiés, matériels de tests réalisés par les étudiants et cotations, recueil d’ouvrages spécialisés pour toutes les matières parmi les étudiants et les professionnels.
De nombreuses dispositions ont été demandée à l’IPPR qui doivent être rapidement mises en places pour structurer l’existence de l’école : parmi elles, nous avons déjà cité la création d’un règlement des études et des validations ; la création d’un logo de l’école et d’un site internet; la structuration des dossiers des patients et la mise en archive des dossiers ; etc. Ces dispositions concrètes et symboliques doivent être opérantes en janvier 2008. Nous témoignons des constats suivants : Un fort potentiel de développement en cours de l’IPPR (malgré leurs difficultés financières massives) ; Une phase de reconnaissance officielle amorcée et des engagements pris par le ministère des affaires sociales ; Une forte demande des institutions, des médecins et des patients : Ces résultats reposant principalement sur les actions de la directrice, Sœur Catherine Ngo Ngué, il est indispensable pour l’OIPR d’avoir la garantie de son maintien à ce poste afin de coordonner notre travail avec un interlocuteur qui a fait les preuves de sa compétence. Ces constats nous amènent à penser que l’OIPR pourrait soutenir durant trois années l’IPPR selon au moins les modalités proposées dans le but d’arriver à un niveau suffisant de reconnaissance. Pour cela nous proposons de faire appel à toutes les écoles de l’OIPR autour de la coordination mise en place à l’ISRP. Des constats établis en fin d’années sur la réactivité de l’IPPR à ces aides, permettront de juger si la coordination est maintenue ou suspendue pour l’année suivante. Dans le meilleur des cas, l’autonomie totale de l’IPPR, vis-à-vis des moyens offerts par le partenariat de l’OIPR, sera envisagée au bout de trois ans. Une reconnaissance par l’OIPR pourrait alors être envisageable sous certaines conditions d’atteinte d’un niveau suffisant d’exigence et de pérennité. PSYCHOMOTRICIEN, PSYCHOLOGUE, DELEGUE PAR L’OIPR, A L’INITIATIVE DE L’ISRP. Philippe SCIALOM |